Le second anneau de SATURNE

En parallèle, la construction d’un nouveau petit synchrotron injecteur, MIMAS, démarrait au LNS sous la direction de Jean-Louis Laclare afin de remplacer complètement le linac. Destiné à accumuler le faisceau issu des sources et du RFQ et de l’accélérer avant son injection dans SATURNE-II, ce « booster synchrotron» avait des caractéristiques hors normes : accumulation en limite de charge d’espace, vide de 2.10-9 Pa pour les ions lourds (étuvage in situ de toute la machine à 300°C pendant une semaine), facteur 2.6 de variation en fréquence pour les cavités accélératrices, transfert par kickers « sans palier » vers SATURNE-II, correction des résonances de dépolarisation… Le projet est approuvé en 1983 et MIMAS produira son premier faisceau pour la physique en octobre 1987 (des deutons polarisés).
Ce nouvel injecteur permettra d’augmenter d’un bon facteur 10 l’intensité fournie par l’installation en particules polarisées et en ions lourds de masse A<40, tout en donnant accès aux ions très lourds jusqu'à la masse A=80. Ces performances firent du LNS une des meilleures installations au monde dans le domaine, et ce jusqu’à sa fermeture en 1997.

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