Le thermomètre nucléaire

Au GANIL, les collisions d’ions lourds révèlent les phénomènes de friction et de dissipation de l’énergie : les noyaux se chauffent, se déforment, se dilatent, se recomposent… Et montrent la nature de la matière nucléaire… Des campagnes d’expériences avec des systèmes de détection de plus en plus complets (AMPHORA à Grenoble, NAUTILUS à Caen) se déroulent pour tenter d’enregistrer l’ensemble des observables issues de ces réactions. En 1987, le détecteur ORION va valider le concept de calorimétrie neutron : plus un noyau est chaud, plus il en émet. L’interaction forte au sein du noyau révèle toute sa dimension : le noyau reste un ensemble de nucléons liés jusqu’à des températures de plusieurs dizaines de milliards de degrés !

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